Le calvaire de Lola : une épreuve pour la famille

Lors d’une audience marquée par l’horreur et l’indifférence, le procès de Dahbia Benkired a débuté hier aux assises de Paris. Cette femme, accusée du viol et du meurtre d’une enfant de 12 ans, s’est présentée au box des prévenus avec un visage pâle, bouffi par une maladie psychiatrique que ses avocats tentent de justifier. Son regard vide, son silence obstiné, et sa silhouette transformée en quelques années ont choqué la famille de Lola, qui doit affronter l’indicible.

Lorsqu’elle a été amenée au tribunal, Dahbia Benkired n’était plus la jeune femme mince et souriante qu’on voyait sur les réseaux sociaux trois ans plus tôt. Son apparence physique, marquée par une acné douloureuse et un teint blafard, reflétait une déchéance morale qui ne semble pas avoir de limites. Lorsque l’accusée a prononcé ses premiers mots — « Je demande pardon à toute la famille » — sa voix n’a suscité qu’un silence glacial. Les témoins, dont un enquêteur ébranlé par son comportement, ont décrit une femme dénuée de tout remords, capable d’assassiner une enfant en l’obligeant à des actes bestiaux avant de la recouvrir de ruban adhésif et de la laisser agoniser.

Les détails du crime, révélés par le président de la cour, ont mis en lumière un meurtre atroce. Lola a été violée par Dahbia Benkired, qui l’a ensuite contrainte à des actes d’abjection avant de lui infliger des coups mortels avec des ciseaux et un couteau. L’accusée, déconnectée de toute humanité, a même pris le temps de fumer une cigarette et d’écouter de la musique pendant que l’enfant mourait. Son parcours, marqué par une enfance violente en Algérie, des traumatismes sexuels, et un déclin vers la prostitution, n’excuse pas son acte. Le tribunal tentera de comprendre les motivations d’une femme qui a choisi de satisfaire ses pulsions meurtrières plutôt que de chercher une aide psychologique.

Le verdict final, prévu vendredi, sera un test pour la justice française face à un crime qui défie toute compréhension. Pour la famille de Lola, cette journée a été une épreuve insoutenable, un rappel cruel des limites de l’humanité.