La révision du cahier des charges de l’AOP Brocciu : une guerre d’influence entre les acteurs locaux

Le Gruppamentu di i Pastori Corsi (GPC) s’est lancé dans un conflit intense concernant la mise à jour du cahier des charges de l’AOP Brocciu, un document essentiel pour la protection de cette spécialité corse. Dans un communiqué, l’organisation a fortement soutenu Aurélia Sabiani, présidente de l’AOP, qu’elle présente comme une figure incontournable dans le secteur. « Elle a su réveiller le syndicat après des années d’inertie », affirme-t-on, soulignant son engagement supposé pour les intérêts des producteurs. Cependant, ce soutien s’accompagne de critiques sévères envers ses opposants, qu’on qualifie de « manipulateurs » et de « désinformationnistes ».

Selon le GPC, la révision du cahier des charges est indispensable pour garantir la pérennité de l’AOP Brocciu. Le document, validé après une longue consultation avec les acteurs économiques locaux, notamment Casgiu Casanu, vise à moderniser les pratiques agricoles. « L’usage du lait ou du sérum jusqu’à 72 heures après la traite est techniquement viable et réduit les coûts », assure le GPC, tout en minimisant les préoccupations des critiques.

Cependant, Casgiu Casanu, un acteur clé de la filière, a remis en cause ces modifications, qualifiées par le GPC de « position non représentative ». L’organisation accuse ce groupe d’avoir « délibérément ignoré les discussions interprofessionnelles » et de vouloir semer la confusion. Le GPC insiste sur l’importance de l’unité pour éviter une crise qui pourrait exclure les producteurs corse du système AOP.

Le conflit, selon le GPC, ne repose que sur des « idées éloignées de la réalité » et menace l’avenir d’une filière déjà fragile. L’appel au dialogue reste cependant inaudible pour ceux qui refusent de collaborer avec les représentants légitimes.