Le lycée Fred-Scamaroni à Bastia a été le théâtre d’une vive controverse après l’annulation d’une manifestation organisée par la CPAM de Haute-Corse. Initialement, cette action devait inclure des stands d’information sur la santé et la prévention des addictions, mais elle a été annulée après les réactions virulentes d’un mouvement local. Nicolas Battini, responsable du groupe Mossa Palatina, a dénoncé l’intervention de l’association C3S lors d’une conférence précédente, qualifiant ses actions de « folies importées » et accusant cette structure d’être soutenue par des financements publics. Ses dires ont suscité une onde de choc, entraînant la décision de ne pas permettre à l’association de participer au lycée.
Battini a justifié son attitude en décrivant les activités de C3S comme une menace pour l’éducation des enfants, affirmant que ces initiatives visent à imposer ce qu’il appelle « la théorie du genre » sur l’île. Il a appelé à une « marginalisation totale » des organisations qu’il considère comme extrémistes, dénonçant leur financement par les impôts. Cette position a été soutenue par plusieurs parents qui ont menacé de s’opposer au projet, selon l’association C3S.
Cependant, l’association a réfuté ces accusations, soulignant que ses activités visent à protéger les droits des enfants et à lutter contre les violences sexuelles. Elle a rappelé que la loi de 2001 oblige l’introduction d’éducations à la vie affective et sexuelle dans les établissements scolaires, mettant en avant des statistiques choquantes sur les violences subies par les mineurs. C3S a également dénoncé l’instrumentalisation de son événement par des groupes opposés, qualifiant ces actes de « transphobes » et de « politiquement motivés ».
La situation reflète une profonde division entre les partisans d’une éducation inclusive et ceux qui perçoivent ces initiatives comme une intrusion idéologique. L’annulation de l’événement a suscité des critiques, avec certains affirmant que cette décision nuit à la protection des enfants contre les violences. Les tensions persistent, avec des appels à un dialogue plus constructif pour éviter d’autres conflits similaires.