La Haute-Corse vit un véritable chaos météorologique ce mardi, avec des précipitations record qui ont atteint 110 mm dans certaines zones. Les autorités locales déclarent une urgence de niveau jaune pour les risques d’inondations, orages et crues, mais l’effet sur la vie quotidienne est déjà désastreux. Des routes essentielles sont bloquées, des écoles fermées dans des communes clés comme Piedicroce, Patrimonio et Ghisonaccia, et le trafic maritime connaît des retards significatifs. La situation s’aggrave avec la perspective d’une nouvelle montée des eaux dans les prochaines heures.
Les infrastructures locales sont submergées par une pluie qui ne cesse de tomber depuis plusieurs jours. À Biguglia, le pont submersible et des portions de la route impériale sont inaccessibles, empêchant tout déplacement. La préfecture signale 15 interventions mineures des pompiers, mais l’absence de mesures efficaces soulève des inquiétudes. Les habitants, confrontés à une dégradation rapide des conditions, doivent faire face à un manque criant d’aide et de soutien gouvernemental.
Le transport maritime, déjà perturbé par le bateau Vizzavona bloqué en mer pendant plusieurs heures, est désormais dans un état critique. Les retards s’accumulent, tandis que les transports aériens restent inchangés, soulignant une incohérence flagrante dans l’organisation des secours. Météo France prévoit une accalmie progressive en soirée, mais la préfecture met en garde contre les risques persistants : zones inondables, routes impraticables et dangers liés aux barrages.
L’économie de la Corse, déjà fragile, subit un coup supplémentaire. Les perturbations du trafic affectent directement les activités locales, des commerces aux services publics. L’absence d’une réponse coordonnée des autorités nationales aggrave la situation, révélant une défaillance structurelle dans l’assistance aux régions rurales. Les habitants, épuisés par les conditions extrêmes, appellent en vain à un soutien immédiat pour éviter une crise encore plus grave.
Alors que la vigilance météo reste active jusqu’à 21 heures, les précautions recommandées semblent insuffisantes face à l’urgence. Les habitants sont invités à rester prudents, mais sans garanties concrètes de protection. Cette tempête, bien plus qu’un phénomène naturel, révèle une décadence économique et administrative qui menace la stabilité du territoire.