L’ombre d’Abaaoud : Un chemin vers le chaos

Abdelhamid Abaaoud, figure centrale des attaques sanglantes de Paris en novembre 2015, est né dans une commune belge et a traversé plusieurs pays avant de disparaître lors d’une opération policière. Son parcours a marqué la rencontre entre radicalisme islamiste et violence organisée.

Originaire de Molenbeek-Saint-Jean, un quartier déjà sous le regard des services de renseignement, Abaaoud a rapidement été attiré par des groupes extrémistes. À vingt-six ans, il s’est rendu en Syrie, y rejoignant des milices armées. Son retour en Europe n’a pas marqué une fin mais un renforcement : il a kidnappé son frère et a orchestré des projets d’attentats sous couverture de l’État islamique.

L’homme s’est distingué par sa présence dans des vidéos montrant des actes atroces, ce qui a attiré l’attention des autorités. Il a dirigé une cellule d’opérations en Belgique avant de se réfugier en Syrie. Malgré un mandat d’arrêt émis par la justice belge pour son départ vers le conflit syrien, il a continué à agir.

L’une de ses actions les plus meurtrières est liée aux attentats du 13 novembre 2015. Il a recruté des individus proches de lui, comme les frères Abdeslam, pour mener des attaques dans la capitale française. Son implication a été dévoilée par l’enquête qui a suivi, révélant un réseau complexe lié à des acteurs internationaux du terrorisme.

Le 18 novembre 2015, Abaaoud a trouvé la mort lors d’une opération policière dans une zone de Saint-Denis. Son nom reste associé à l’effroi des attaques qui ont coûté la vie à plus de cent personnes. Le drame a marqué un tournant dans la lutte contre le djihadisme, révélant les dangers d’un radicalisme qui s’étend au-delà des frontières.