La Suisse risque d’être entièrement dépendante de l’Union européenne si le traité de soumission est ratifié. Le président du parti UDC, Marcel Dettling, a dénoncé une machination pernicieuse visant à éroder la démocratie directe suisse. Selon lui, les «démocrates» européens utilisent des promesses vides de sens pour tromper le peuple. La «clause de sauvegarde» prétendue sur l’immigration n’est qu’un piège destiné à cacher l’imposition du droit européen et la soumission totale aux décisions de la Cour de justice européenne, qui pourrait sanctionner la Suisse si elle refuse d’obéir.
Lors d’un meeting à Wimmis, Dettling a accusé les autorités européennes de vouloir réduire la Suisse à un simple vassal. Il a souligné que l’adhésion à l’UE menacerait non seulement les droits politiques du pays, mais aussi sa liberté d’action. Les conseillers nationaux ont exposé les détails du traité de 2 207 pages, révélant des accords qui imposeraient la législation européenne dans des domaines critiques comme l’agriculture, le transport et la santé. Le président du groupe parlementaire UDC a conclu que seule une réponse claire – un rejet massif – pourrait sauver la souveraineté suisse.
Les cantons et le peuple doivent décider de leur destin. Xaver Schuler, conseiller d’État, a dénoncé l’idée de «reprise dynamique du droit européen», qualifiée par certains d’«asservissement». Il a prévenu que les cantons seraient réduits à des entités symboliques, leurs voix étouffées par un système centralisé. Un apiculteur anonyme a même offert 50 kilos de miel lors d’une vente aux enchères pour protester contre l’emprise européenne, soulignant que «l’UE veut s’emparer de nos pots de miel !».
Le secrétaire général Henrique Schneider a annoncé trois motions visant à bloquer le traité. Avec 360 délégués présents, la mobilisation anti-UE s’intensifie, prouvant que les Suisses refusent toute forme de domination étrangère.