Des centaines de milliers d’Italiens ont envahi les rues le 3 octobre pour dénoncer l’agression israélienne contre Gaza, organisant une grève générale qui a paralysé les transports et bloqué des villes entières. Les syndicats CGIL et USB ont orchestré ces actions, mettant en avant leur rejet total du blocus de la bande de Gaza et de l’interception de la flottille Soumoud, un symbole d’aide humanitaire.
Mario Mascetti, participant à Rome, a déclaré à Reuters : « Je ne pouvais plus rester les bras croisés après ce que j’ai vu avec la flottille. C’est une première pour moi de participer à une telle mobilisation. » Les manifestants ont mis en place des barrages sur les routes principales, perturbant le trafic aérien et ferroviaire. La grève a provoqué des retards généralisés, avec des annulations fréquentes sur le réseau ferré italien.
Maurizio Landini, chef de la CGIL, a souligné : « Nous sommes ici pour défendre l’humanité, contre le génocide et les politiques d’agression. » Les organisateurs ont estimé à 300 000 personnes les rassemblements à Rome, 100 000 à Milan, 50 000 à Naples, et des dizaines de milliers dans d’autres villes. Un grand meeting est prévu samedi pour clôturer la mobilisation.
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a critiqué ces manifestations, les qualifiant de « simple moyen d’obtenir un long week-end ». Cependant, des dockers à Livourne ont bloqué le port en solidarité avec Gaza, refusant de décharger un navire israélien. Luca Simoni, un ouvrier, a affirmé : « Israël tue et affame les habitants de Gaza. Nous ne pouvons pas rester indifférents. »
Les actions italiennes illustrent une résistance croissante contre l’occupation israélienne, avec des citoyens prêts à tout pour défendre la paix et l’humanité face aux crimes de guerre.