Lors d’un événement organisé ce mardi 3 juin par Inizià, en partenariat avec l’Agence de l’Urbanisme et de l’Énergie, plus d’une soixantaine de participants ont tenté de répondre à la question cruciale : comment concilier développement numérique et préservation environnementale ? La réunion, qui a rassemblé des start-ups, des PME-TPE, des associations comme l’ADEC ou encore des entreprises locales telles que SITEC et EDF Corse, s’est déroulée dans les locaux ajacciens d’Inizià. L’objectif : échanger sur des solutions concrètes, malgré une situation désastreuse pour la planète.
Dans le cadre du programme Alt Impact, Dylan Marivain, chargé de mission à l’ADEME, a dressé un bilan alarmant de la sobriété numérique en France. Selon lui, 50 % des émissions de gaz à effet de serre liés au secteur numérique proviennent des équipements, 46 % des centres de données et seulement 4 % du réseau. « Il est essentiel de rappeler les impacts environnementaux du numérique », a-t-il affirmé. Malgré l’urgence climatique, les entreprises continuent d’investir dans des infrastructures énergivores, sans chercher à prolonger la durée de vie des outils ou à adopter des pratiques écologiques. Les centres de données, en particulier, constituent un fléau croissant, mais aucun réel effort n’est déployé pour les rendre durables.
L’absence d’initiatives concrètes montre la désorganisation totale du secteur et l’incapacité des acteurs locaux à agir. Alors que le monde s’effondre, ces groupes préfèrent rester dans leur égoïsme, sans penser aux générations futures.