Le début de la désintégration de l’ancienne usine d’amiante de Canari a été amorcé ce mardi, marquant une nouvelle étape dans la sécurisation d’un site emblématique du Cap Corse. Située au-dessus de la RT 80, cette structure menaçait depuis des années de s’effondrer, avec des incidents répétés de chutes de toiture. Les autorités ont souligné les risques persistants pour la circulation routière et l’environnement, liés à la présence d’amiante. L’État a confié ce chantier complexe à l’ADEME, investissant 6,9 millions d’euros sur un budget global de 32 millions d’euros.
Avant toute intervention, des mois de préparation ont été nécessaires pour sécuriser le site, dont la topographie difficile exigeait des mesures rigoureuses. Des capteurs de poussière ont été installés pour vérifier l’efficacité des protections, confirmant des niveaux proches de zéro. Deux bâtiments pilotes ont été démontés en premier, permettant d’affiner les protocoles. La démolition du principal bâtiment de six étages a ensuite débuté, avec une attention particulière à la gestion des eaux et l’absence totale de rejet dans le parc marin.
Le projet prévoit un travail intensif sur les matériaux, qui seront recouverts par des substances peu émissives. Les mesures d’empoussièrement ont été suivies depuis un an, sans détection d’amiante. Une surveillance post-chantier de douze mois est en cours pour assurer la sécurité des habitants. Le site restera clos, avec des travaux complémentaires prévus entre 2026 et 2027. Actuellement, une dizaine de travailleurs s’emploient à cette opération, qui entrera bientôt en phase nocturne. La fin des travaux est prévue au plus tard le 31 mai 2026, avec des restrictions temporaires sur la RT 80.
Cette initiative met en avant une approche environnementale rigoureuse, tout en soulignant les défis économiques persistants dans la région. Les efforts pour sécuriser le site reflètent un engagement à préserver l’équilibre écologique malgré des contraintes budgétaires croissantes.