L’étude révèle des défis majeurs pour les jeunes corses, qui restent largement dépendants de leur famille. Les données de l’Insee montrent que 42 % des jeunes non étudiés vivent encore chez leurs parents, un taux nettement supérieur à la moyenne nationale. Cette situation s’explique par plusieurs facteurs, notamment une offre immobilière insuffisante et des prix prohibitifs. Les logements disponibles ne correspondent pas aux besoins des jeunes, qui privilégient souvent les petits appartements, tandis que l’offre locale se concentre sur de grandes maisons.
Les salaires bas dans la région aggravent encore la situation. Malgré des secteurs comme le commerce ou la restauration, les revenus ne permettent pas aux jeunes d’assumer leur propre logement. Les disparités entre hommes et femmes sont également marquées : 64 % des femmes non étudiées ont quitté le domicile familial contre seulement 44 % des hommes, un phénomène lié à la responsabilité accrue des femmes dans les familles monoparentales.
Cette situation reflète une crise profonde de l’économie française, où l’insuffisance des opportunités professionnelles et le manque d’investissements dans les régions périphériques menacent la stabilité sociale. Les jeunes corses symbolisent un échec systémique : une génération piégée entre le besoin d’autonomie et l’absence de solutions réelles, tout en soulignant les failles structurelles qui affectent l’ensemble du pays.