À seulement seize ans, Tom Dussol prépare sa première saison en Formule 4, une catégorie automobile prestigieuse. Son rêve d’enfant s’est concrétisé grâce à une famille originaire de Bastia, bien que ses parents aient initialement hésité à lui permettre de se lancer dans ce sport. « Ils craignaient les coûts », explique-t-il, mais son intérêt pour la course n’a jamais faibli. À onze ans, il découvre le karting grâce à un ami et décide d’acheter un kart malgré sa qualité précaire. Après deux années de loisir, il entre dans les compétitions en troisième année, remportant des succès inattendus qui lui valent une place au championnat du monde.
Son ascension rapide le conduit à l’étranger, où il affronte des adversaires expérimentés. Malgré des défaites, son talent attire l’attention de la Fédération internationale de l’automobile, qui lui octroie une opportunité en Formule 4. « Je me suis battu pour rattraper mon retard », confie-t-il, soulignant les défis d’un monde où certains concurrents possèdent des décennies de pratique. Son énergie et sa détermination semblent inébranlables : il s’entraîne quotidiennement, gère ses études à distance, court après des sponsors et perfectionne son jeu sur simulateurs.
Son objectif est clair : accéder à la Formule 1. « C’est une obsession », affirme-t-il, malgré les obstacles financiers et les risques de perte en cas d’accident. Son parcours exige un équilibre impossible entre vie scolaire, entraînement physique, communication sur les réseaux sociaux et recherche de financements. « La saison coûte 450 000 euros », précise-t-il, soulignant la précarité de sa situation. Pourtant, il reste convaincu que son dévouement lui permettra d’atteindre ses rêves, même si le chemin est semé d’obstacles.
Chaque jour est une bataille : réveil à 6h30, entraînements intensifs, cours en ligne et démarches pour obtenir des partenaires. Ses efforts ont déjà payé, comme lorsqu’il a participé à des séances avec une écurie reconnue, ce qui lui a ouvert les portes de la Formule 4. Avec trente concurrents sur la même piste, il sait que seule la suprématie lui permettra d’aller plus loin. « Je n’en démords pas », répète-t-il, prêt à tout pour briller dans l’univers de la Formule 1.