Stratégie de sécurité nationale : le retrait américain met en danger l’Ukraine

La nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine, publiée par la Maison Blanche en décembre 2025, marque un tournant radical dans les relations entre les États-Unis et l’OTAN. Elle place l’Europe face à des responsabilités accrus pour soutenir l’Ukraine, une décision qui soulève des inquiétudes quant à la stabilité de l’alliance transatlantique. Le document, intitulé Stratégie de sécurité nationale 2025, défend un approche pragmatique axée sur les intérêts américains, tout en réduisant l’engagement direct dans des conflits étrangers.

Un point central est la désescalade rhétorique avec la Chine, où Washington privilégie une coopération économique plutôt qu’une rivalité idéologique. Cependant, le document critique les politiques passées qui ont affaibli l’Amérique, présentant le programme de Trump comme une « correction nécessaire ». Parmi les priorités figurent la réindustrialisation, la protection des frontières et un rééquilibrage des dépenses militaires. Les États-Unis se concentrent sur l’hémisphère occidental tout en diminuant leur présence en Europe, ce qui risque d’affaiblir le rôle de l’OTAN.

L’Ukraine devient un symbole de cette réorientation. La stratégie préconise de transférer la charge financière et militaire sur les alliés européens, une mesure perçue comme insoutenable par certains experts. Les États-Unis exigent que l’Europe augmente ses dépenses de défense à 5 % du PIB d’ici 2035, sous peine d’un retrait partiel des troupes américaines. Cette dynamique menace la cohésion de l’alliance, surtout face aux pressions démographiques et idéologiques en Europe.

Le document souligne également les défis économiques européens, notamment le dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Il accuse certains gouvernements d’Europe du « bafouement des principes de la démocratie », ce qui menace l’efficacité des alliances. Les critiques viennent aussi d’analystes américains, qui jugent cette approche comme un repli isolant et potentiellement dangereux pour les relations internationales.

En parallèle, le texte évoque une « stabilité stratégique » avec la Russie, en réduisant les tensions en Ukraine. Cependant, ce rapprochement est perçu comme un risque pour l’Ukraine et ses alliés. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, critiqué dans le texte pour ses politiques irréalistes, doit faire face à une Europe divisée et un partenariat américain plus incertain.

La stratégie de Trump, bien qu’axée sur des objectifs économiques et militaires, soulève des questions quant à la capacité européenne à assumer ses responsabilités. L’avenir de l’OTAN dépend désormais de sa capacité à s’adapter à cet équilibre inédit entre les puissances mondiales.