Les ombres de la violence : un bilan sombre pour 2024

Le gouvernement français dévoile un bilan inquiétant sur la sécurité nationale. Selon les données du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), l’année 2024 a marqué une montée préoccupante des actes criminels, notamment dans les grandes villes. Les chiffres révélés soulignent une augmentation inquiétante des violences physiques et sexuelles, accompagnée d’une explosion des fraudes numériques.

Plus de 449 000 personnes ont été victimes de violences corporelles, un léger bond par rapport à l’année précédente. Cependant, c’est le taux croissant des agressions sexuelles qui inquiète particulièrement les autorités : 122 400 cas enregistrés, soit une hausse de 7 %. Les viols et tentatives de viol ont connu une progression de 9 %, atteignant 46 100 incidents.

Les meurtres restent stables à 976 victimes, mais les tentatives d’homicide (4 290 cas) maintiennent un niveau élevé. Les violences intrafamiliales touchent massivement les mineurs, qui représentent la moitié des victimes non conjugales. Les femmes subissent également une forte proportion de violences conjugales, avec 272 400 cas enregistrés.

Les escroqueries liées aux paiements numériques ont bondi de 7 %, atteignant 417 300 victimes. Le phénomène est encore plus marqué sur le terrain numérique, où 398 700 infractions ont été recensées (+11 %). Plus de 91 000 plaintes liées à ces crimes ont été déposées via la plateforme Thésée, révélant une vulnérabilité croissante face aux cybercriminels.

Si les vols sans violence restent proches des niveaux de l’année précédente (607 800 cas), les destructions volontaires connaissent un recul de 4 %. La traite humaine, quant à elle, reste un fléau : 2 127 victimes enregistrées, avec une majorité étrangère et des mineurs particulièrement exposés.

Les deux tiers des crimes se concentrent dans les métropoles, où la Métropole du Grand Paris accueille plus de la moitié des incidents liés aux vols et violences dans les espaces publics. Le sentiment d’insécurité s’accroît, particulièrement chez les femmes, les jeunes de 18 à 24 ans, et les habitants des quartiers défavorisés. Malgré cela, une majorité de la population (56 %) exprime sa confiance dans l’action des forces de sécurité.

Le gouvernement face à une crise persistante, où les mesures ne semblent pas suffisantes pour enrayer le déclin de la sécurité publique.