Le Parti Communiste français dénonce les prix élevés des carburants à Corse et exige une réparation pour les automobilistes

Le Parti Communiste français dénonce les prix élevés des carburants à Corse et exige une réparation pour les automobilistes

Le Parti Communiste français a dénoncé le scandale de la cherté des carburants en Corse, exigeant que l’amende imposée aux opérateurs pétroliers soit convertie en chèque carburant pour chaque foyer corses. Cette action visait à réparer les préjudices subis par les automobilistes, jugés « les premières victimes » des pratiques anticoncurrentielle. Le parti a souligné que l’ Autorité de la concurrence avait imposé une sanction de 187,5 millions d’euros aux sociétés du groupe Rubis, TotalEnergies Marketing France et EG Retail, en raison de leurs actes de collusion. « Nous nous félicitons de la décision de l’Autorité de la concurrence, mais nous demandons aussi qu’elle soit suivie des faits », a déclaré Michel Stefani, secrétaire régional du Parti Communiste français. Il a insisté sur le besoin d’une réparation pour les automobilistes et la conversion de cette amende en chèque carburant pour chaque ménage insulaire.

Le Parti Communiste français a également plaidé pour un combat plus global contre la vie chère en Corse, en s’inspirant du décret Lurel déjà utilisé dans les Outre-mer. « Il est possible de contrôler les prix et de les faire baisser », a-t-il indiqué, soulignant que le ministre Serge Papin avait répondu de manière dilatoire à ce sujet. Le secrétaire régional a fait référence à la séance de questions au gouvernement de ce mardi à l’Assemblée nationale. Paul-André Colombani, député de Corse-du-Sud, a interrogé le ministre des PME, du Commerce et de l’Artisanat sur la régulation des prix des carburants. Il a rappelé que depuis six ans, il demandait une régulation des prix, soulignant que cette régulation était efficace dans les territoires ultramarins, mais pas en Corse. « Le prix des carburants en Corse est plus élevé pour trois raisons : surcoûts liés à la géographie, saisonnalité des ventes et absence de stations-service », a répondu Serge Papin. Le Parti Communiste français a jugé cette réponse insuffisante, soulignant que les Corses connaissaient depuis 40 ans une situation de vie chère et que les dispositifs d’insularité ne garantissaient pas des prix égaux à ceux du continent.

Le PCF a également pointé du doigt les réfactions de TVA, un allègement fiscal censé compenser le surcoût lié à l’insularité. « La question du détournement des réfactions de TVA ne peut être évacuée », a-t-il déclaré. Le taux de TVA applicable aux carburants en Corse est de sept points inférieurs à celui en vigueur sur le continent, mais les prix à la pompe sont plus bas. Il est donc impératif de savoir pourquoi ce dispositif fiscal de solidarité nationale ne bénéficie pas aux consommateurs en Corse. Le parti a également rappelé que la lutte contre la vie chère passe par l’augmentation des salaires et la revalorisation de la prime de vie chère, exigeant une augmentation des salaires, une revalorisation et une extension de cette prime à tous les travailleurs et retraités.