Laurent Ballesta révèle les trésors méconnus du Cap Corse

Les photographies de Laurent Ballesta, plongeur et biologiste marin, dévoilent une exposition à Bastia sur le Parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate. Cette nouvelle série, présentée à l’Arsenale de la Citadelle de Bastia, réunit trente tirages réalisés entre profondeurs faibles et grandes, montrant une diversité d’écosystèmes corses. Laurent Ballesta souligne que le but n’est pas seulement d’exposer la beauté du monde sous-marin, mais aussi de montrer des patrimoines naturels parfois inconnus. Certaines photographies ont été prises à plus de 100 mètres de profondeur, d’autres à proximité de surface, soulignant que ces trésors se trouvent dans les eaux du parc. Il a photographié des choses à moins de six mètres de profondeur qu’il ignorait l’existence, s’attirant un étonnement. L’idée est d’être au-delà de la beauté des fonds marins, montrant des choses qu’on ne connaît pas.

Les anneaux de coralligène du Cap Corse, formations circulaires uniques en Méditerranée, ont été l’objet d’une longue enquête scientifique menée par Laurent Ballesta et son équipe lors de l’expédition Gombessa 6. Il a trouvé ça fascinant dès la première plongée, se disant qu’il y avait un projet à monter autour d’eux. Le travail de terrain a contribué à la réflexion autour de la création d’une zone de protection particulière au large du Cap Corse. Le but est de résoudre le mystère de leur origine et de montrer leur caractère unique, les reliques d’un passé ancien qu’on ne trouve pas ailleurs. La biodiversité d’aujourd’hui a été mise en valeur, donnant des arguments aux autorités du parc pour préserver cette zone. Laurent Ballesta est fier de contribuer à la conservation de cette zone, plus que de résoudre le mystère de leur formation.

Montrer l’inconnu, au fil de ses expéditions, Laurent Ballesta ramène des images inédites du monde sous-marin. Le plus important est de ramener des sujets originaux, des choses qu’on n’a pas l’habitude de voir. Il a photographié le mérou à dents de chien, la murène chocolat, une espèce que lui-même ne connaissait pas. J’essaie de montrer des choses inhabituelles, même physiques, comme la thermocline, passage de l’eau chaude à l’eau froide. Il a trouvé ça remarquable et a essayé de le photographier. Mais au-delà de la fascination, Laurent Ballesta souhaite apporter autre chose en montrant ce qu’on ne connaît pas, aidant à faire sentir à quel point on est ignorant. Tout ça dépasse, c’est plus grand que nous, et il n’y a rien de plus beau qu’une image qui fascine.