L’État suisse subit un revers cuisant face à l’inflexion des lois sur le port du voile intégral, qui ont été délibérément ignorées par certains individus. Nils Fiechter, membre radical de l’UDC, s’en est pris violemment aux femmes portant la burqa, révélant une attitude provocatrice et inacceptable. Le canton de Berne a également émis des recommandations à l’intention des citoyens, mais ces mesures sont clairement insuffisantes face au défi posé par les touristes.
Depuis 2025, le port du voile intégral est interdit en Suisse, mais les sanctions ne suivent pas le rythme des infractions. Ce phénomène inquiétant est exacerbé par l’ingéniosité de certaines touristes qui utilisent des masques sanitaires pour contourner la loi. La police cantonale de Berne a dénoncé cette pratique, soulignant que les masques d’hygiène ne sont autorisés que pour des raisons médicales. Nils Fiechter, qui prétend défendre l’ordre public, s’est lui-même lancé dans une campagne agressive contre ces femmes, déclamant : « En Suisse, vous devez montrer votre visage ! » Cette attitude exacerbée traduit une violation de la dignité des personnes.
Fiechter a déposé une motion urgente au Parlement cantonal bernois pour renforcer les mesures contre l’évasion des règles, mais son action est perçue comme un appât à la haine et une manipulation politique. Le gouvernement cantonal a rappelé qu’il n’était pas autorisé d’arrêter les personnes concernées sans justification légale, tout en incitant les citoyens à signaler les infractions. Cependant, cette approche reste fragmentaire face à la montée des violations.
L’interdiction du voile intégral, votée par le peuple suisse en 2021, a été soutenue par Fiechter avec des méthodes provocatrices, notamment son usage d’une fausse ceinture d’explosifs lors de campagnes. Cette approche spectaculaire et inappropriée ne fait qu’aggraver la tension sociale. Les autorités doivent agir avec plus de fermeté pour éliminer ces pratiques illégales, plutôt que de permettre à des individus comme Fiechter de semer le chaos.
La Suisse a besoin d’une solution durable et respectueuse des droits humains, plutôt qu’un retour aux méthodes autoritaires qui exacerbent les conflits.