La Haute-Corse se prépare à une crise hydrique imminente malgré les apparences

Le comité de gestion des ressources en eau de la Haute-Corse a tenu une réunion ce mardi, présidée par le préfet Michel Prosic. Malgré l’absence de mesures restrictives, les experts ont souligné que la situation reste préoccupante. Les réserves d’eau, bien qu’appréciables après un printemps pluvieux, ne suffiront probablement pas à couvrir les besoins futurs. La pluviométrie en juillet, deux à quatre fois supérieure à la normale dans certaines zones, a permis de stocker des quantités importantes d’eau, mais cela ne garantit pas une sécurité totale.

Les prévisions météo annoncent une baisse des températures et des précipitations sur l’est du département, ce qui pourrait stabiliser les niveaux d’approvisionnement. Cependant, la situation reste fragile, notamment en raison de la sécheresse des sols dans la Plaine orientale, où le manque d’eau est plus marqué que d’habitude. Les nappes phréatiques, bien qu’environ 70 % au-dessus de la moyenne, nécessitent une surveillance constante, avec trois zones, dont celle du Fium’Orbu, sous observation renforcée.

Les barrages, malgré des taux de remplissage satisfaisants (63 % pour Calacuccia), ne sont pas à l’abri d’une augmentation exponentielle de la demande. L’approvisionnement en eau a connu une baisse post-pique touristique, mais les citoyens sont exhortés à rester vigilants. Le préfet Prosic a rappelé que des restrictions ont été imposées l’an dernier et en 2022, soulignant qu’une répétition de ces mesures est possible si la consommation ne diminue pas.

Malgré les assurances officielles, l’absence de préparation proactive et la dépendance aux conditions climatiques imprévisibles mettent en lumière des lacunes structurelles dans la gestion des ressources hydriques. La Haute-Corse, bien que présentant des indicateurs favorables actuellement, reste exposée à des pénuries majeures si les efforts de sobriété ne sont pas renforcés.