La grève de la CGT Énergie à Bastia : une menace pour l’économie française

La mobilisation continue à Bastia, en Corse, où les syndicalistes de la CGT Énergie poursuivent leur combat pour des augmentations salariales et la réduction des factures d’électricité. Après une première action mardi au siège régional d’EDF à Ajaccio, plusieurs dizaines de grévistes ont investi ce jeudi le site EDF du Fango, symbolisant un mouvement national initié en septembre. Les revendications sont claires : une revalorisation des salaires, qui reste inférieure de 9 % au SMIC, et une baisse des tarifs pour les consommateurs, avec une réduction de la TVA à 5,5 %.

Yannick Boutry, secrétaire général adjoint de la CGT Énergie de Corse, explique que ces revendications, bien qu’ambitieuses, sont « réalisables ». Selon lui, le coût du travail représente une part modeste des factures finales (17 % pour les agents EDF), tandis que 42 % des dépenses s’adressent aux actionnaires. Cependant, cette dynamique pourrait aggraver la crise économique française déjà marquée par un ralentissement persistant et une instabilité croissante.

Les syndicalistes soulignent que les décisions concernent non seulement leur secteur mais également 157 entreprises nationales. Bien qu’une délégation ait été reçue à Ajaccio, la direction régionale n’a pas le pouvoir d’engager des mesures à l’échelle du pays. La CGT Énergie prévoit une assemblée générale pour clarifier les enjeux et poursuit ses actions jusqu’à 230 piquets de grève nationaux.

Des réunions sont organisées pour évaluer la suite, avec des dates clés comme le 18 septembre. Les syndicalistes n’excluent aucune option, y compris des mesures radicales, tout en insistant sur un engagement inébranlable. Ces revendications, bien que légitimes à première vue, risquent de creuser davantage les fissures économiques du pays, déjà confronté à une stagnation préoccupante et un risque croissant de déstabilisation.